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Sahara occidental: le CODESA dénonce les violations marocaines, appelle à l'intervention de l'ONU

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El-Ayoun occupée, 11 avr 2020 (SPS) Le Collectif des défenseurs des droits de l'Homme des Sahraouis (Codesa), a dénoncé la poursuite des violations marocaines dans les territoires occupés du Sahara occidental, appelant à la création d'un mécanisme international de suivi et de protection des droits des civils sahraouis.
Le Codesa, a révélé, dans son nouveau rapport annuel sur la situation des droits de l'Homme au Sahara occidental occupé, publié vendredi, "la terrible escalade de la fréquence des violations des droits de l'Homme et des crimes de guerre contre les civils sahraouis dans les parties occupées de la République sahraouie, commises de manière systématique et à grande échelle par les différents appareils militaires et de sécurité du régime d'occupation marocain".
Le rapport annuel de l'organisation sahraouie a expliqué qu'elle enregistre "les différents appareils répressifs marocains impliqués dans les viols et les délits, de manière systématique, contre les civils sahraouis, soit dans la rue, soit à l'intérieur des véhicules de police et des bureaux de police, ainsi que devant les tribunaux, sans oublier l'écrasement délibéré de civils par des voitures appartenant aux forces du régime d'occupation marocain".
Le rapport a également noté "la poursuite de la politique d'impunité pour les personnes impliquées dans des crimes de guerre et les diverses violations graves des droits de l'Homme contre les civils sahraouis".
Ce qui a démontré, selon le rapport, que le régime d'occupation continue de refuser d'appliquer et de respecter ce qui a été établi dans l'Article 73 de la Charte des Nations Unies, notamment en ce qui concerne le traitement équitable, la protection contre les abus et le respect de la culture des peuples dont le sort n'a pas encore été décidé.
--Le Codesa dénonce des pratiques dégradantes et humiliantes--
Dans la section sur les mauvais traitements et la torture dans les lieux de détention, le rapport a révélé que de nombreuses personnes, après leur enlèvement, ont été soumises à des pratiques dégradantes et humiliantes dans des commissariats de police marocains secrets et ont soumis des prisonniers civils à des mauvais traitements.
En ce qui concerne la liberté d'opinion et d'expression, le Codesa a souligné la poursuite du régime d'occupation marocain d'empêcher les civils sahraouis d'exercer leur droit à l'expression et à des manifestations pacifiques dans les villes occupées du Sahara occidental, durcissant le siège militaire. "La police et les médias inondent la région de divers appareils de police et envoient des équipes spéciales d'oppression dans le but de réprimer les Sahraouis, de les intimider et de confisquer leur droit à l'expression et à la manifestation pacifiques conformément aux pactes internationaux relatifs aux droits de l'Homme", a dénoncé le collectif dans le rapport.
"Les autorités d'occupation ont également expulsé et empêché les observateurs et les médias étrangers de pénétrer dans les villes occupées afin de couvrir la situation désastreuse des droits de l'Homme et l'ampleur des crimes commis, ainsi que le pillage sérieux des ressources naturelles du Sahara occidental en collaboration avec des institutions étrangères et certains Etats complices", a ajouté le Codesa.
--Appel à l'intervention des instances internationales--
Compte tenu de la gravité de la situation dans les villes occupées, le Codesa, a appelé à "la création d'un mécanisme international de suivi et de rapport sur la situation des droits de l'Homme ou à étendre les pouvoirs de la Mission des Nations unies pour l'Organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) pour inclure la surveillance des droits de l'Homme afin de protéger les civils sahraouis et travailler ensuite à la mise en œuvre des exigences de l'article 73 de la Charte des Nations Unies pour les peuples des Territoires dont le sort n'a pas encore été décidé et la nécessité urgente pour la communauté internationale d'assumer l'entière responsabilité du Sahara occidental".
Le Codesa a également demandé au Haut Commissaire aux droits de l'Homme "d'envoyer des rapporteurs spéciaux au Sahara occidental et de mettre en œuvre toutes les recommandations relatives au statut de la région, ainsi que le Comité international de la Croix-Rouge doit rende visite aux prisonniers politiques sahraouis et ouvre des voies de communication".
L'organisation de défense des droits de l'Homme a également réitéré dans ses recommandations un rappel de la levée du blocus militaire, policier et médiatique des villes occupées du Sahara occidental, permettant aux délégations, aux observateurs étrangers et aux organisations internationales des droits de l'Homme et humanitaires d'entrer dans la région et de rencontrer des organisations et victimes de violations marocaines.(SPS)
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