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Le président sahraoui appelle l’IS à œuvrer à l’annulation des jugements contre les prisonniers de "Gdeim Izik"

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Bir Lehlu (territoires libérés), 27 février 2013 (SPS) Le président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, a appelé l’Internationale socialiste à "intervenir immédiatement" pour annuler les jugements "arbitraires" prononcés par le tribunal militaire marocain le 17 février contre les détenus politiques sahraouis du camp de "Gdeim Izik".

Dans une lettre adressée au président de l’Internationale socialiste, Georges Papandréou dont une copie est parvenue mercredi à SPS, le président sahraoui a appelé ce dernier à susciter cette question au niveau des organisations amies et partenaires de son organisation pour "une intervention immédiate en vue de demander l’annulation des sentences arbitraires rendues par le tribunal militaire marocain et libérer tous les détenus politiques sahraouis dans les prisons marocaines".

Le président sahraoui a affirmé que le Maroc n’est pas habilité, selon le droit international, à se prononcer sur les événements qui ont lieu dans le Sahara occidental et dans la région soumise à la décolonisation sous l’égide des Nations unies à travers sa mission pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso).

Il a souligné la nécessité pour les sahraouis d’exercer leur droit "inaliénable" à l’autodétermination et à l’indépendance à travers l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental juste et régulier.

Il a rappelé dans ce cadre la politique des "deux poids, deux mesures" appliquée au détriment de la cause sahraouie précisant que le "statu quo actuel ne saurait persister car il touche directement la crédibilité des Nations unies et met à jour le grand échec dans l’organisation du référendum dans les délais et la défense des droits humains fondamentaux".

M. Adeblaziz a enfin appelé l’Internationale socialiste à "appuyer la création d’un mécanisme de contrôle des droits de l’homme au sein de la Minusrso en raison des graves violations des droits de l’homme dans les territoires sahraouis". (SPS)

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