Pasar al contenido principal

L'IJC condamne les peines "iniques" prononcées à l'encontre des détenus sahraouis du groupe Gdeim Izik

Submitted on

Tirana (Albanie), 25 juil 2017 (SPS) L'Internationale des jeunes communistes (IJC) a condamné "vigoureusement" les  peines "iniques"  prononcées par les autorités de l'occupation marocaine à l'encontre des détenus politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik, appelant l'ONU à assumer pleinement ses responsabilités et à accélérer l'organisation d'un referendum d'autodétermination du peuple sahraoui.
Dans un communiqué publié mardi, l'IJC a condamné "avec vigueur" les peines iniques et injustes prononcées par les autorités de l'occupation marocaine à l'encontre des détenus sahraouis du groupe de Gdeim Izik, allant de plusieurs années d'emprisonnement à la perpétuité.
L'Organisation a appelé à la protection des droits de l'homme dans les régions occupées du Sahara Occidental, exhortant l'ONU à "assumer ses responsabilités, à travers l'organisation d'un referendum transparent dans les plus brefs délais, pour permettre au peuple sahraoui de jouir du droit à l'autodétermination, à la liberté et à l'indépendance".
Après un procès qui a duré 7 mois, la "Chambre criminelle" près la Cour d'appel de Salé, près de Rabat, a prononcé des peines allant de deux ans de prison ferme à la perpétuité à l'encontre de 23 prisonniers sahraouis arbitrairement détenus.
En novembre 2010, les autorités d'occupation marocaines sont intervenues violemment afin de démolir le camp de résistance de Gdeim Izik qui avait été formé par environ 20.000 Sahraouis afin de défendre leurs droits économiques, sociaux et culturels, y compris leur droit à l’autodétermination et leur droit à disposer librement de leurs ressources naturelles.
Accusés d’avoir formé une "organisation criminelle ayant pour but de commettre des actes violents contre les forces de l’ordre marocaines", certains d’entre eux ont été condamnés, en 2013, à 20 ans de prison et d’autres à l’emprisonnement à perpétuité, par un tribunal militaire, bien qu’ils soient des civils, et en dépit du statut du Sahara occidental occupé en tant que territoire non autonome inscrit aux missions de décolonisation des Nations-Unies.
A la suite de ces événements, la plupart ont passé 27 mois en détention provisoire.
Mais le 27 juillet 2016, la Cour de cassation marocaine annule, sous la pression d'organisations internationales de défense de droits de l'Homme et de juristes militants, la condamnation injuste prononcée à l'encontre de ces militants sahraouis.
Durant les audiences (31), les prisonniers ont été interrogés sur la base de procès-verbaux (établis par des officiers marocains) qu'ils affirment avoir signé sous la torture, mais la Cour a refusé de prendre en considération la décision du Comité du l'ONU contre la torture. (SPS)
020/090/700