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Droit des peuples à la résistance : passer de la solidarité à une émergence politique pour les Sahraouis

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Alger, 31 mars 2018 (SPS) Comment passer d’une logique de solidarité à une émergence politique, et par quel moyen consolider les institutions sahraouies à même d’aider le peuple sahraoui à définir ses stratégies, maintenir sa persévérance dans le combat pour l’autodétermination, ont été les points retenus des interventions au premier jour de la 6e Conférence internationale sur le droit des peuples à la résistance qui se tient à Alger.
Fabio Marcelli, le président des juristes démocrates italiens, qui a affirmé avoir assisté à une des audiences du procès des prisonniers du groupe Gdeim Izik, condamnés sans preuves, a évoqué la violation de tous les pactes juridiques possibles par les autorités marocaines.
Il s’agit d’une parodie de justice contre le droit international, a-t-il estimé, soulignant l’impératif de trouver d’autres formes de lutte, de faire campagne internationale, pourquoi pas, pour permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination.
De l’Amérique latine, du Chili précisément, vient Esteban Silva, président de l’Association chilienne et latino-américaine des amis de la RASD. Ce dernier a évoqué deux points, le premier celui des moyens permettant de passer de la solidarité à l’action. Il faut, pour lui,  continuer de lutter pour le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et combattre pour qu’il se réapproprie ses richesses spoliées.
Le second point, tel décrit par M. Silva, consiste en la recherche d’une meilleure façon de construire la viabilité de l’Etat sahraoui. Nous devrons travailler pour un agenda de solidarité international, dans le domaine cultuel, économique et politique, seule logique nécessaire pour accompagner le peuple sahraoui.
D’un autre coté, la panaméen Leonardo Alfonso Kam Binns, parlementaire, également responsable des relations internationales du parti révolutionnaire démocratique (PRD), s’est dit satisfait du 1er jour de la Conférence internationale sur le droit des peuples à l’autodétermination, et que le Panama ne compte pas arrêter de soutenir le peuple sahraoui.
Le pays a reconnu en juin 1978 la République arabe sahraouie démocratique (RASD), ce qui constitue un fait transcendantal pour les Panaméens, a dit M. Binns.
Il faut aider le peuple sahraoui à définir ses stratégies, ses tactiques, son rythme. Quel que soit la forme du combat qu’il choisirait, économique, politique et diplomatique, on le soutient, a-t-il assuré.
Ce responsable, a évoqué dans ce sillage, l’échec du Conseil de sécurité à organiser un référendum d’autodétermination au Sahara occidental, après 25 de l’adoption du plan de règlement du conflit du Sahara occidental.
Il a suggéré, à cet effet, de soumettre à l’Assemblée générale des Nations unies (AG) une proposition d’exploiter les points non-exploités au niveau restreint du Conseil de sécurité de l’ONU. L’AG compte 54 pays membres. La solidarité aide à vaincre, s’est-il chargé de dire.
--Les parlements européens autonomes en réunion à Saragosse dans une semaine --
 
De son coté, le parlementaire espagnol, Carmelo Barrio, président de l’Intergroupe espagnol des Parlements autonomes (composé de 17 Parlements autonomes de l’Europe), a annoncé la tenue dans une semaine à Saragosse (la capitale de la région de l'Aragon, au nord-est de l'Espagne), d’une conférence pour approfondir les actions en faveur du peuple du Sahara occidental qui doit, d’ailleurs, être fier de ses institutions qui ne cessent de se consolider.
Il sera question aussi de chercher comment faire respecter la légalité internationale. Premier pas, pour l’intervenant espagnole, consiste à tendre la main au Front Polisario.
Pour sa part, Saloum Cisse, président de l’ADPPA-Fondation pour la paix en Afrique, a indiqué qu’à présent, la communauté internationale se trouve face à une impasse organisée et entretenue. Nous sommes face à l’impuissance des instances internationales à résoudre le conflit du Sahara occidental de manière vite et équitable. Je vous demande donc de continuer de lutter et de ne pas baisser les bras pour un Sahara occidental libre.
Il a en outre, mis l’accent sur la nécessité de mettre les instances dites internationales devant leurs responsabilités, et devant l’histoire, ajoutant que cette conférence, une fois de plus, doit nous permettre de créer les conditions d’une vraie émergence politique pour les Sahraouis.
L’intervenant guinéen n’a pas manqué, par ailleurs, de saluer toutes les forces qui s’expriment depuis plus de 40 ans pour le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, un droit juste et inaliénable et surtout approuvé par les Nations unies. (SPS)
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