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L'escalade marocaine : "Une tentative revancharde contre les valeurs de liberté chez les Sahraouis" (ministre sahraoui)

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Chahid El Hafed, 7 août 2011 (SPS)- Le ministre sahraoui des Territoires occupés et de la Diaspora El Khalil Sidi M’hammed a dénoncé hier la «dangereuse escalade des violations répétées des droits de l’Homme au Sahara occidental et la répression continue des mouvements pacifiques par les forces de sécurité marocaines» dans les villes occupées d’El Aaiun et Bojador.


Dans un entretien accordé à un quotidien arabophone algérien, le responsable sahraoui a qualifié le comportement du Maroc de «tentative revancharde contre les valeurs de liberté chez les Sahraouis qui a déclenché son printemps depuis les événements de 2005 en arrivant à ceux de Gdaïm Izik et de Dakhla».

 

El Khalil Sidi M’hammed a indiqué que «le recours du Maroc à la violence traduit une folie de l’occupant qui n’a pas hésité à déclarer la guerre à tout ce qui a une relation avec les valeurs de lutte pacifique du peuple sahraoui». Cette violence, ajoute encore El Khalil Sidi M’hamed, n’est qu’une «tentative de casser l’élan libérateur de cette lutte et de l’isoler du monde extérieur». Ce qui demande, selon lui, une intervention «urgente» des Nations Unies pour «briser le blocus sécuritaire et médiatique imposé aux Sahraouis des territoires occupés».

 

Le ministre sahraoui n’a pas omis de porter l’entière responsabilité au Maroc des «actes criminels d’enlèvements que subissent les militants sahraouis dont le dernier était celui de Ghali Bouhla» qui a selon lui fait l’objet d’"atroces traitements".


El Khalil Sidi Mohamed a qualifié les «interventions violentes» des forces de sécurité marocaines devant les mouvements de protestations pacifiques de «volonté avérée du Makhzen d’aller vers l’entêtement dans son refus d’appliquer les résolutions de l’ONU et les lois internationales». Ce qui constitue selon lui un «grave précédent qui exige l’intervention rapide de la communauté internationale» et l’exercice de pression et de sanctions contre le gouvernement marocain tout en appelant à l’élargissement des prérogatives de la Minurso pour la protection des droits de l’Homme. (SPS)