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Une ONG britannique interpelle Rabat sur le traitement "cruel" réservé aux prisonniers politiques sahraouis incarcérés dans les prisons marocaines

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Londres, 12 nov 2017(SPS) L’organisation britannique de défense des droits de l’Homme du peuple du Sahara occidental, Adala UK, a interpelé samedi, le gouvernement marocain sur les conditions déplorables de détention des prisonniers politiques sahraouis incarcérés dans les prisons marocaines, qualifiant le traitement "cruel" réservé à ces prisonniers de "violation pure et simple de leurs droits fondamentaux".
Dans une lettre adressé au ministre Marocain de la justice, l’ONG Britannique à exprimé sa "vive  préoccupation" quant aux conditions de détention des prisonniers sahraouis, incarcérés dans les prisons marocaines.
 Adala UK a affirmé dans sa lettre, "détenir des informations datées du 1er novembre 2017 qui attestent que l’administration du centre pénitentiaire Tiflt 2 a procédé au transfert vers une clinique psychiatrique du prisonnier sahraoui Brahim Ismaili sans l’avoir soumis au préalable à un examen médical".
Elle souligne que ce transfert est intervenu suite à une grève de la faim, entamé par le prisonnier politique pour protester contre "les violations de ses droits fondamentaux en prison".
L'ONG fait savoir qu'elle a été alertée par la fille du détenu qui lui a rendu visite début novembre, sur "les conditions épouvantables" dans lesquelles était détenu son père, et le "traitement inhumain" que lui font subir ses bourreaux.
Au lieu d’améliorer ses conditions de détention comme il a revendiqué en entamant une grève illimitée de la faim, l’administration de la prison a "décidé de l’isoler en le transférant vers une clinique psychiatrique, sans avis médical", a relevé la lettre de Adala UK.
Elle a souligné également l’absence des conditions d’hygiène dans le centre psychiatrique vers lequel Brahim Ismaili a été transféré.
L'ONG britannique attire l’attention sur l’état de santé physique du prisonnier sahraoui qui "souffre de problèmes respiratoires sérieux, nécessitant une prise en charge médicale urgente dans une structure hospitalière à l’extérieur de la prison".
"La décision d’isoler Brahim Ismaili vise dans le fond de l’intimider et le punir", affirme Adala UK qui a qualifié le traitement "cruel" réservé aux prisonniers politiques sahraouis, de "violation pure et simple de leurs droits fondamentaux".
La lettre, signée par le vice président de l'organisation, Nick Dylan, a relevé que l'ONG "reçoit  régulièrement des rapports des prisonniers sahraouis, exposés à toutes formes de sévices et de mauvais traitements, dans les geôles Marocains".
Elle a appelé les autorités marocaines à mener une enquête sur le cas de Brahim Ismaili et de prendre les mesures nécessaires pour le respect des normes internationales relatives au traitement humain des prisonniers.(SPS)
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