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Statut quo au Sahara Occidental en raison de "l'escalade du régime marocain dans sa politique de surenchère" (Premier ministre)

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Boumerdès (Algérie), 10 aout 2017 (SPS) Le Premier ministre, Abdelkader Taleb Omar, a affirmé, jeudi à Boumerdes, que le statut quo "perdure toujours au Sahara occidental" en raison de  "l’escalade du régime marocain dans sa politique de surenchère qui fait,  a-t-il dit, que "le peuple sahraoui ne peut pas rester inactif à l’infini".
Dans un point de presse, animé après l’ouverture officielle de la 8ème édition de l'Université d’été des cadres de la République Arabe Sahraouie  Démocratique (RASD), M. Taleb Omar a souligné que le "statut quo perdure toujours au Sahara occidental à cause de l’escalade du régime marocain dans sa politique de surenchère" qui fait, a-t-il dit, que "le peuple sahraoui  ne peut pas rester inactif à l’infini".
"Tant que le peuple sahraoui n’a pas recouvert son droit à l’indépendance  avec des méthodes pacifiques et légales, il demeure prêt à toutes les  possibilités, dont le retour au combat armé", a-t-il déclaré. "Néanmoins,  nous préférons, dans le contexte actuel, privilégier les solutions et les  démarches pacifiques susceptibles de régler ce conflit, notamment par le  biais des institutions des Nations unies", a-t-il dit.
Le peuple sahraoui, a souligné à ce propos M. Taleb Omar, "est toujours en  attente du nouvel envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies  dans la région, depuis la promulgation de la résolution onusienne N 23/51,  en avril dernier", avant de  pointer du doigt les entraves du régime marocain à ce sujet "pour gagner du  temps". Entraves, a-t-il dit, qui sont une "source de davantage de  tension", soulignant néanmoins l’option prise par le peuple sahraoui pour  privilégier la démarche de l’ONU, qu’il a appelé à "davantage de rigueur et  à ne pas perdre plus de temps".
"Les violations des droits humains, par le régime marocain, dans les  régions sahraouies occupées, les jugements arbitraires, de même que le  trafic de drogues et des ressources sahraouies et autres pratiques  illégales de l’occupant, ne sont pas faits pour créer les conditions  idoines à une solution pacifique à la cause sahraouie", a-t-il encore  estimé.
Par ailleurs, le Premier ministre a rappelé la position de la  France "protectrice historique du régime marocain", avant d’exprimer son  souhait que le nouveau Président français "change de position", ou du  moins, a-t-il dit, "qu’il prenne partie pour le Droit international et  qu’il contribue à la paix en Afrique du nord, en général".
M. Taleb Omar a également appelé les nouvelles forces politiques en  Espagne, au même titre que le Gouvernement espagnol qui, selon lui, "n’a  pas joué le rôle qui lui incombait historiquement dans la cause sahraouie,  en dépit de l’avancée réalisée dans la position positive du peuple  espagnol", à adopter une "position plus positive qui va contribuer au  règlement du conflit, dans les plus brefs délais, en conformité avec les  lois internationales".
 
A l’ouverture de cette université d’été, le Premier ministre a  estimé que l’échec de la politique colonialiste du régime marocain a poussé  ce dernier à "changer de stratégie, dans une tentative de trouver de  nouvelles alliances."
Il en veut pour preuve la signature, par le Maroc, de l’Acte constitutif  de l’Union africaine, portant respect des frontières existant au moment de  l'accession à l'indépendance et la défense de la souveraineté et de  l'intégrité territoriale de ses Etats membres, et ce, en dépit du fait que  "les intentions expansionnistes de l’occupant marocain sont toujours les  mêmes", a-t-il souligné. (SPS)
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