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L’UE exprime ses "préoccupations" au sujet des accusations de mauvais traitements des prisonniers sahraouis (Mogherini)

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Bruxelles, 15 mars 2017 (SPS) L'Union européenne (UE) suit la situation des prisonniers politiques sahraouis de "Gdeim Izik" depuis leur arrestation en 2010, a affirmé la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, qui a assuré que l'Union "exprime constamment ses préoccupations" au sujet des accusations de mauvais traitements et d'impunité dans le cadre de son dialogue politique avec le Maroc.
"L'UE suit la situation des prisonniers de Gdeim Izik depuis leur arrestation", a-t-elle écrit dans sa réponse à l'eurodéputé Joao Ferreira qui l'interpellait sur les conditions de détentions de ces prisonniers.
Selon la haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, des représentants de la délégation de l'UE à Rabat rencontrent régulièrement des membres du dit "Conseil national marocain des droits de l'homme" (CNDH) pour s'enquérir de la santé des prisonniers et des conditions de leur détention.
"Des réunions à cet égard ont également eu lieu avec l'Association sahraouie des victimes de violations des droits de l'homme (ASVDH)", a-t-elle ajouté. Le procès en appel des prisonniers politiques sahraouis de "Gdeim Izik" prévu le 26 décembre dernier à Rabat a été reporté une première fois au 27 janvier 2017 puis au 13 mars.
La chef de la diplomatie européenne a assuré, en outre, que  l'UE "exprime constamment ses préoccupations" au sujet des accusations de mauvais traitements et d'impunité dans le cadre de son dialogue politique avec les autorités marocaines.
Federica Mogherini a réitéré, par ailleurs, le soutien de l'UE aux efforts déployés par le secrétaire général de l'ONU pour "parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, qui garantira l'autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d'arrangements conformes aux principes et aux buts de La Charte des Nations Unies".
Dans sa question adressée à la Commission européenne, l'eurodéputé Joao Ferreira a dénoncé les conditions d'incarcération et le transfert, le 31 août dernier, de ces prisonniers  de la prison de Salé vers une autre prison située à plus de 1.200 km du lieu de résidence de leurs familles.
En novembre 2010, les autorités d'occupation marocaines sont intervenues violemment afin de démolir le camp de résistance de Gdeim Izik qui avait été formé par environ 20.000 Sahraouis afin de défendre leurs droits économiques, sociaux et culturels, y compris leur droit à l’autodétermination et leur droit à disposer librement de leurs ressources naturelles.
Selon les ONG, 25 civils sahraouis, connus aujourd'hui sous le nom du "Groupe de Gdeim Izik", ont été arrêtés à la suite de ces événements, et la plupart ont passé 26 mois en détention provisoire.
En février 2013 ces individus ont été jugés à Rabat par un tribunal militaire, bien qu’ils soient des civils, et cela en violation du droit international.
Accusés d’avoir formé une organisation criminelle ayant pour but de commettre des actes violents contre les forces de l’ordre marocaines, certains d’entre eux ont été condamnés à 20 ans de prison et d’autres à l’emprisonnement à perpétuité.
Le Groupe de Gdeim Izik a été arrêté et reconnu coupable en grande partie sur la base de confessions obtenues par la police sous la torture, a fait savoir l'ONG Human Rights Watch (HRW). (SPS)
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